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 la ronde de terza+2 rondes en exemple

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jc-blondel
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MessageSujet: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Mer 2 Nov - 13:05

LA RONDE DE TERZA

Pendant mes vacances a la campagne je me suis amusé à inviter les terza rima dans une ronde comme pour faire écho à la couronne de sonnets.
Voilà la disposition des rimes que j’ai mises en place, mais comme c’est de la nouveauté et que personne ne s‘est aventuré sur ce chemin la trame est modifiable si le cœur vous en dit.
Dans cette étude je me suis contenté de 3couplets mais rien n’empêche d’en rajouter mais il faudra se souvenir qu’un couplet supplémentaire signifie 3 terza de plus. Si A est une rime féminine B est masculine et ainsi de suite.

Voici le schéma :

MAITRE A1 B1 A2 B1 C1 B3 C2 D1 C3 D2
TERZA.1 A1 E A E F E F B F B1
TERZA.2 B1 F B F G F G A G A2
TERZA.3 A2 G A G H G H B H B2
TERZA.4 B2 H B H I H I C I C1
TERZA.5 C1 I C I J I J B J B3
TERZA.6 B3 J B J K J K C K C2
TERZA.7 C2 K C K L K L D L D1
TERZA.8 D1 L D L M L M C M C3
TERZA.9 C3 M C M N M N D N D2
TERZA.10 D2 N D N O N O A O A1


ps Flormed tu peux classer ceci comme le coeur t'en dit c'est un essai

essai n°1)

PAR DES MOTS D’AUTREFOIS

MAITRE : PAR DES MOTS D’AUTREFOIS
01 : A L’AUBE
02 : SUR LE LAC
03 : PLEIN D’IVRESSE
04 : AU BOUT DES NUITS
05 : LES SONNETS
06 : L’AUTRE MELUSINE
07 : UN UNIVERS
08 : L’ALBATROS
09 : LES PISTES EN TRAVERS
10 : LA CHIMERE




PAR DES MOTS D’AUTREFOIS

A l’aube de ce jour que célébrait Hugo
Sur le lac apaisé de l’ami Lamartine
Plein d’ivresse un bateau fait naviguer Rimbaud.

Musset au bout des nuits taillait sa grise mine
Récitant dans le noir tous les sonnets d’Arvers
Quand Verlaine rêvait d’une autre Mélusine.

D’un loup, d’un cor, Vigny bâtit un univers
Où plane l’albatros de Charles Baudelaire
Quand Mallarmé courait les pistes en travers

D’un monde ou De Nerval pourchassait la chimère.



A L’AUBE


A l’aube de ce jour que célébrait Hugo
Les pages d’un roman comme feuilles d’automne
Se gonflaient au vent fou d’un beau rêve indigo.

Il entendait le chant du clocher qui résonne
Pour calmer les effrois d’un nouvel Hernani
Qui pleurait dans ses cris le temps qui l’abandonne.

Il ouvrait quelquefois la porte à l’infini
Sans laisser la saison installer la routine
De printemps délestés du fardeau de l’ennui

Sur le lac apaisé de l’ami Lamartine.


SUR LE LAC

Sur le lac apaisé de l’ami Lamartine
Le vent a bousculé cet horizon noirci(1)
Pour offrir au soleil une lueur divine.

En posant quelques vers sur un papier jauni
Il inventait les mots d’une étrange musique
Pour pleurer son amour à tout jamais parti.

Sur ce bel océan le destin est tragique
Ses restes de bonheur iront au fil de l’eau.
Sur le lac du Bourget près de la vieille crique

Plein d’ivresse un bateau fait naviguer Rimbaud.

PLEIN D’IVRESSE

Plein d’ivresse un bateau fait naviguer Rimbaud
Sur le rivage bleu d’un monde symbolique
Sans pleurer pour autant l’eau douce d’un ruisseau.

Il cherchait les chemins de sa nouvelle Afrique
Lui, le beau vagabond aux semelles de vent
Qui chantait ce pays sans admettre réplique.

Oubliant pour un temps le noir de son tourment
Il conserve ses vers gardant l’humeur badine
Quand il trouve une étoile au fond du firmament

Musset au bout des nuits taillait sa grise mine.


AU BOUT DES NUITS

Musset au bout des nuits taillait sa grise mine
Pour cacher la détresse à son espoir d’amant
Quand sa muse parfois lui paraissait mutine.

Pour charmer sans regret sa belle au bois dormant
Il compose en secret des sizains des nouvelles
Pour l’apaiser le soir, un peu comme une enfant.

Il pourra simplement souffler sur les chandelles
Pour éteindre l’ardeur de ce désir pervers
Qui revenait froisser le blanc de ses dentelles

Récitant dans le noir tous les sonnets d’Arvers.


LES SONNETS

Récitant dans le noir tous les sonnets d’Arvers
Il voyait son regard faire des étincelles
En s’ouvrant le portail de paradis divers.

Il ose de ses doigts tirer sur les ficelles
Pour découvrir enfin les mots d’une chanson
Qui les fera danser ses chères demoiselles.

Les rimes changeront le gris de la saison
Pour donner ce doré qui parfois l’illumine
Là-bas, sur le grand fil que trace l’horizon

Quand Verlaine rêvait d’une autre Mélusine.


L’AUTRE MELUSINE

Quand Verlaine rêvait d’une autre Mélusine
Tel un pauvre Gaspard errant sur le gazon
Pour suivre le chemin qui mène à Colombine.

Il était trop déçu par une trahison
D’une femme qui fit par sa fausse promesse
D’un rêve merveilleux une triste prison.

D’un songe familier il fait une caresse
Pour libérer l’émoi du fonds de ses enfers
En offrant au bonheur une ode à la tendresse.

D’un loup, d’un cor, Vigny bâtit un univers.


UN UNIVERS

D’un loup, d’un cor, Vigny bâtit un univers
Pour construire un château pour sa brune déesse
En lui chantant l’amour sans un mot de travers.

Avec un esprit pur éperdu de tendresse
Il cueillait tous les fruits même les défendus
Savourant les nectars sans que rien ne le presse.

L’averse du malheur par des malentendus
L’emmène dans Paris, voyageur solitaire
Dans le petit matin sur des sentiers perdus

Où plane l’albatros de Charles Baudelaire.


L’ALBATROS

Où plane l’albatros de Charles Baudelaire
Le ciel bleu s’est noircit de nimbus malvenus
Pour gâcher le printemps d’un jeune téméraire.

Avec les vents du nord les froids sont revenus
En rhabillant déjà cette belle passante
Qui cache ses appas sous un grand pardessus.

Le soir, sans harmonie, une aubade déchante
Prenant les fleurs du mal comme un conte à l’envers
Pour s’égarer parfois sur la route lassante

Quand Mallarmé courait les pistes en travers.


LES PISTES EN TRAVERS

Quand Mallarmé courait les pistes en travers
Chantant milles regrets à sa muse dansante
En tournant les feuillets d’un album à revers.

Un hommage à l’azur, une image troublante
Qui va s’évanouir aux vents de l’avenir
Qui soufflent maintenant sur l’aube jaunissante.

Ecrivant ses émois à l’encre du désir
Il vivait son bonheur sans honte et sans mystère
Sans jamais s’endormir doutant avec plaisir

D’un monde où De Nerval pourchassait la chimère.


LA CHIMERE

D’un monde où De Nerval pourchassait la chimère
Proclamant les sonnets qu’il savait nous servir
Pour offrir à ses mots une douce lumière.

Le coucher de soleil qui venait s’assoupir
Libérait les esprits errant dans la campagne
Recherchant dans le noir une âme à conquérir.

L’enfance s’accrochait à son mat de cocagne
Pour ne pas se noyer dans l’onde d’un ruisseau
Qui dévalait parfois du haut de la montagne

A l’aube de ce jour que célébrait Hugo.


ESSAI N°2)

PAR DES MOTS

Maitre : par des mots j’aimerai
01 : conter par l’écriture
02 : ce désir flamboyant
03 : sans faire de l’amour
04 : j’ai trouvé cette fleur
05 : ce bouquet de tendresse
06 : en jalonnant les jours
07 : dans ce monde habité
08 : le plaisir est le roi
09 : le rêve et la caresse
10 : je goute à l’infini.

PAR DES MOTS J’AIMERAI

J’aimerai par des mots conter par l’écriture
Ce désir flamboyant qui réside en mon cœur
Sans faire de l’amour une caricature.

Au fond de mon jardin j’ai trouvé cette fleur
Qui m’offre chaque nuit ce bouquet de tendresse
En jalonnant les jours des fastes du bonheur.

Dans ce monde habité par ma belle princesse
Le plaisir est le roi d’un royaume inédit
Où règnent sans regret le rêve et la caresse.

Dabs ses bras chaleureux, je goute à l’infini.





CONTER PAR L’ECRITURE

J’aimerai par des mots conter par l’écriture
Les histoires d’un temps, nos duels d’amoureux
A l’abri dans un lit sous notre couverture.

Aux abords de minuit nous débutons nos jeux
Pour laisser nos ébats commencer leur voyage
Sur un chemin pavé de rêves merveilleux.

Les rondeurs de ton corps m’offriront une plage
Ou je veux accoster sans aucune pudeur
Pour montrer aux passants cette sublime image.

Ce désir flamboyant qui réside en mon cœur.

CE DESIR FLAMBOYANT

Ce désir flamboyant qui réside en mon cœur
Réveille mes dix doigts dans leur course sauvage
Pour effacer l’effroi que tisse le malheur.

Sous le soleil d’été je pars à l’abordage
En goutant sans façon tous les fruits défendus
Que tu caches parfois sous le blanc d’un corsage.

En mettant au placard, tous nos rêves perdus
Tous ces instants secrets plongés dans la luxure
Quand l’adultère avait peur des sous entendus.

Sans faire de l’amour, une caricature.


SANS FAIRE DE L’AMOUR

Sans faire de l’amour, une caricature
Je dessine les traits des regards convenus.
Sur ma toile le soir, j’étale la peinture.

Les faux départs se font sur des malentendus
En provoquant souvent un grand vide et l’absence
Pour s’égarer plus tard dans des noirs malvenus.

Le bonheur ne sait plus faire de différence
Il s’en va, il revient poursuivant son labeur
Me laissant divaguer bien seul dans le silence

Au fond de mon jardin j’ai trouvé cette fleur.

J’AI TROUVE CETTE FLEUR

Au fond de mon jardin j’ai trouvé cette fleur
Me régalant toujours de sa douce présence
Qui fabrique à l’amour un asile en douceur.

En venant près de moi dans sa frêle innocence
Elle peint des couleurs au décor éternel
Où le désir s’ébat dans toute son aisance.

Marguerite d’un soir mise au fond du missel
Pour charmer l’écrivain d’un rêve et la promesse
D’une étoile venant s’allumer dans mon ciel

Qui m’offre chaque nuit ce bouquet de tendresse.


CE BOUQUET DE TENTRESSE

Qui m’offre chaque nuit ce bouquet de tendresse
En donnant du plaisir à mon cœur de mortel
C’est la femme d’un soir, une belle Déesse

Elle vient bousculer mon corps d’amant charnel
En ouvrant le portail d’une petite histoire
Pour me faire espérer en l’amour immortel.

Sa beauté remplira pour temps ma mémoire
Où j’ai gardé pour moi son parfum, son odeur,
Dans un vieux rêve fou qui parait illusoire

En jalonnant les jours des fastes du bonheur.


EN JALONNANT LES JOURS

En jalonnant les jours des fastes du bonheur
Elle allume des feux dans la nuit toute noire
Pour redonner au ciel sa sublime couleur.

Elle veut m’enfermer dans une tour d’ivoire
Poursuivre dans mes bras nos plus tendres câlins
Dans ces instants perdus où tout est dérisoire.

Je découvre parfois milles autres chemins
Où le désir se perd dans sa folle paresse
Dans ces moments je vis, dans mes petits matins

Dans un monde habité par ma belle princesse.

DANS UN MONDE HABITE

Dans un monde habité par ma belle princesse
Je bâtis ce château, là-bas, près des moulins
Où le soleil revient déposer sa caresse.

Du coté de minuit tu laisseras mes mains
Visiter sans regret ton corps de Colombine
En faisant un arrêt sur le bout de tes seins.

Je cherche les secrets que cache mon ondine
Que me donne sa peau lorsqu’elle se blottit
Dans le creux de mes bras, en me disant câline

Le plaisir est le roi d’un royaume inédit.


LE PLAISIR EST LE ROI

Le plaisir est le roi d’un royaume inédit
Où la reine d’un soir, d’une allure féline,
S’installe dans nos bras, au fond de notre lit.

Un bel archer coquin à la flèche mutine
S’infiltre dans la nuit au cœur de nos ébats
Pour faire remonter un peu l’adrénaline.

Dans la course aux émois nous sommes des soldats
Dans un duel à deux, armé par la tendresse
Attisant le désir au cours de nos débats

Où règnent sans regret le rêve et la caresse.

LE REVE ET LA CARESSE

Où règnent sans regret le rêve et la caresse
L’amour s’y fait un nid pour signer des contrats
Sans faire pour demain une fausse promesse.

Il s’invite des fois sous la blancheur des draps
L’espace d’un instant dans le fond d’une couche
Pour réveiller l’ardeur de tendres pugilats.

Il viendra par endroit tenter une escarmouche
Pour toucher de son doigt ce beau rêve interdit
Quand un baiser s’en vient se poser sur sa bouche

Dans ses bras langoureux je goute à l’infini.

JE GOUTE A L’INFINI

Dans ses bras langoureux je goute à l’infini
Lorsque son corps brulant dans notre me touche
Pour donner au présent un chemin sans ennui.

Le désir voyageur quelque part l’effarouche
Quand il accoste un soir sur les bords de sa peau
Caressant de la main sa beauté sur la couche.

Pour offrir à l’amour un tout dernier tableau
Sur la toile je vais tenter une aventure
En dessinant mes vers à la plume, au pinceau

J’aimerai par des mots conter par l’écriture…

JC BLONDEL

1)modification de noici dans "sur le lac" suite a la remarque de stell faites directement sur le texte pour ne pas ajouter des page supplementaire dans le fichier


Dernière édition par jc-blondel le Ven 4 Nov - 0:28, édité 1 fois
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Vénusia
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MessageSujet: Re: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Mer 2 Nov - 15:46

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]c'est joli en plus le rappel de grands hommes comme Hugo, Lamartine etc ajoute de la poésie à tes textes (je crois avoir aperçu quelques fautes de ci de là)

cette ronde serait plus dans mes cordes que le sonnet, on verra bien.

merci du partage.

amitié :flower:
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jc-blondel
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MessageSujet: Re: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Mer 2 Nov - 16:12

merci venusia
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Flormed
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MessageSujet: Re: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Mer 2 Nov - 20:20

Bonsoir

♦ Une terza-rima (ou Tierce-rime) s'écrit en n tercets ( n est un nombre indéterminé) augmentés d'un vers isolé, selon le schéma suivant :
ABA - BCB - CDC - DED -EFE - ...
→La rime du milieu d'un tercet devient celle des extrêmes du tercet suivant où l'on introduit une rime nouvelle...
→Si A est féminine, B est masculine , C féminine, D masculine...
→Le vers isolé rime avec le vers du milieu du dernier tercet.
→Voir [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

♦La ronde de terza-rima, créée par notre ami J-C Blondel en s'inspirant de la couronne de sonnets, a été bâtie sur un premier "poème maître" de 10 vers ( (3x3) + 1) ; elle se compose donc de 11 terza-rima au total.

•Formule de la première terza-rima : ABA - BCB - CDC - D

♦Pour la couronne de sonnets, voir [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

♠ Les deux poèmes de J-C sont bons à prendre comme modèles quant à la démarche à suivre pour composer. Reste à veiller à l'application de toutes les règles qui régissent le vers classique : mètre, césure, hiatus, E muet, accord des rimes....

Pour les rimes, il est conseillé d'opter pour des rimes au moins suffisantes (2 sons communs)
=> Les mots terminés par une voyelle prononcée : a-i-o-u, doivent rimer de l'articulation, c-à-d : consonne + voyelle ; ex : bonté rime avec liberté, mais ne rime pas avec voilé, la consonne avant la voyelle n'étant pas la même...Il en va de même pour lit qui rime avec délit, mais ne rime pas avec interdit ; braséro avec zéro et non avec bravo ; vertu avec vêtu et non avec ru.

Amitiés



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MessageSujet: Re: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Mer 2 Nov - 22:50

merci de ton passage
amities
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Vénusia
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MessageSujet: Re: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Jeu 3 Nov - 14:54

Si j'ai bien compris vos propos, on peut faire une ronde de terza rima en respectant la prosodie?
mais un truc me chiffonne

le dernier vers de la terza doit rimer avec le vers du milieu du dernier tercet ok
mais alors cette rime , pour moi, est reprise 3 fois une fois dans le dernier tercet, une fois dans le vers seul et une fois dans le premier vers du premier tercet suivant :scratch: ce qui fait qu'une rime sera répétée trois fois contre deux pour les autres :roll:

ou me mêlais je les crayons?

oui je sais une question tordue à la vénusia, mes excuses :oops:
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jc-blondel
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MessageSujet: Re: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Jeu 3 Nov - 17:58

la forme de la terza est la suivante

ABA-BCB-CDC-D( et si tu veux faire plus long tu aurais ABA-BCB-CDC-DED-EFE-Et la rime seule rime avec le deuxieme vers du dernier tercet et ainsi de suite)

DONC TU AS 2 RIMES POUR A ET D ET 3 RIMES POUR B ET C

amities
jean claude
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stellamaris
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MessageSujet: Re: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Jeu 3 Nov - 20:49

Bonsoir Jean-Claude, j'ai déjà lu ta première ronde de terzas, "Par les mots d'autrefois" ... Quel magnifique hommage à nos grands anciens ! ("Sur le lac", vers 2 : "noirci")

Je lirai l'autre une autre fois ...

Toute mon amitié.


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MessageSujet: Re: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Ven 4 Nov - 0:30

merci stell pour ce premier coup doeil et du passage
mes amities
jean claude
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stellamaris
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MessageSujet: Re: la ronde de terza+2 rondes en exemple   Ven 4 Nov - 20:20

Bonsoir Jean-Claude, ce soir je lis la deuxième, "Par mes mots" ... Un très beau poème sensuel !

Quelques corrections :

Terza maîtresse :

Premier vers, la répétition de "par" me gêne. Que dirais-tu de : "J'aimerais, par mes mots, conter en écriture" ? (à reporter aussi sur la terza suivante et sur le dernier vers de la dernière terza, si tu suis ma suggestion)
Dernier vers, faute de frappe, "dans"

Ce bouquet de tendresse :

Faute de frappe dans le titre
vers 7 = 11

Dans un monde habité

vers 9 : "En me disant câline", ou "en se disant câline" ?
En jalonnant les jours :

v.7, "mille" est invariable, ce qui enlève une syllabe au vers
v. 9 et 10, trois "dans" de suite, c'est un peu lourd ... Que dirais-tu de "chaque petit matin" ?

Le rêve et la caresse

v.2, "y" fait doublon avec le "Où" du vers précédent : > "L'amour se fait un nid"
Dernier vers, orthographe : "goûte" (idem dans le titre et au premier vers de la terza suivante

Je goûte à l'infini

v.2, orthographe : "brûlant". Il manque une syllabe, mais je pense qu'il doit manquer le mot "lit" : "Dans notre lit me touche" ?

Toute mon amitié.


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MessageSujet: par des mots ronde de terza   Sam 5 Nov - 13:56

PAR DES MOTS

Maitre : par des mots j’aimerai
01 : conter par l’écriture
02 : ce désir flamboyant
03 : sans faire de l’amour
04 : j’ai trouvé cette fleur
05 : ce bouquet de tendresse
06 : en jalonnant les jours
07 : dans ce monde habité
08 : le plaisir est le roi
09 : le rêve et la caresse
10 : je goute à l’infini.

PAR DES MOTS J’AIMERAI

J’aimerai par des mots conter en écriture
Ce désir flamboyant qui réside en mon cœur
Sans faire de l’amour une caricature.

Au fond de mon jardin j’ai trouvé cette fleur
Qui m’offre chaque nuit ce bouquet de tendresse
En jalonnant les jours des fastes du bonheur.

Dans ce monde habité par ma belle princesse
Le plaisir est le roi d’un royaume inédit
Où règnent sans regret le rêve et la caresse.

Dans ses bras chaleureux, je goute à l’infini.





CONTER PAR L’ECRITURE

J’aimerai par des mots conter en écriture
Les histoires d’un temps, nos duels d’amoureux
A l’abri dans un lit sous notre couverture.

Aux abords de minuit nous débutons nos jeux
Pour laisser nos ébats commencer leur voyage
Sur un chemin pavé de rêves merveilleux.

Les rondeurs de ton corps m’offriront une plage
Ou je veux accoster sans aucune pudeur
Pour montrer aux passants cette sublime image.

Ce désir flamboyant qui réside en mon cœur.

CE DESIR FLAMBOYANT

Ce désir flamboyant qui réside en mon cœur
Réveille mes dix doigts dans leur course sauvage
Pour effacer l’effroi que tisse le malheur.

Sous le soleil d’été je pars à l’abordage
En goutant sans façon tous les fruits défendus
Que tu caches parfois sous le blanc d’un corsage.

En mettant au placard, tous nos rêves perdus
Tous ces instants secrets plongés dans la luxure
Quand l’adultère avait peur des sous entendus.

Sans faire de l’amour, une caricature.


SANS FAIRE DE L’AMOUR

Sans faire de l’amour, une caricature
Je dessine les traits des regards convenus.
Sur ma toile le soir, j’étale la peinture.

Les faux départs se font sur des malentendus
En provoquant souvent un grand vide et l’absence
Pour s’égarer plus tard dans des noirs malvenus.

Le bonheur ne sait plus faire de différence
Il s’en va, il revient poursuivant son labeur
Me laissant divaguer bien seul dans le silence

Au fond de mon jardin j’ai trouvé cette fleur.

J’AI TROUVE CETTE FLEUR

Au fond de mon jardin j’ai trouvé cette fleur
Me régalant toujours de sa douce présence
Qui fabrique à l’amour un asile en douceur.

En venant près de moi dans sa frêle innocence
Elle peint des couleurs au décor éternel
Où le désir s’ébat dans toute son aisance.

Marguerite d’un soir mise au fond du missel
Pour charmer l’écrivain d’un rêve et la promesse
D’une étoile venant s’allumer dans mon ciel

Qui m’offre chaque nuit ce bouquet de tendresse.


CE BOUQUET DE TENDRESSE

Qui m’offre chaque nuit ce bouquet de tendresse
En donnant du plaisir à mon cœur de mortel
C’est la femme d’un soir, une belle Déesse

Elle vient bousculer mon corps d’amant charnel
En ouvrant le portail d’une petite histoire
Pour me faire espérer en l’amour immortel.

Sa beauté remplira pour un temps ma mémoire
Où j’ai gardé pour moi son parfum, son odeur,
Dans un vieux rêve fou qui parait illusoire

En jalonnant les jours des fastes du bonheur.


EN JALONNANT LES JOURS

En jalonnant les jours des fastes du bonheur
Elle allume des feux dans la nuit toute noire
Pour redonner au ciel sa sublime couleur.

Elle veut m’enfermer dans une tour d’ivoire
Poursuivre dans mes bras nos plus tendres câlins
Dans ces instants perdus où tout est dérisoire.

Je découvre parfois dix mille autres chemins
Où le désir se perd dans sa folle paresse
Dans ces moments je vis, bien trop seul, les matins

Dans un monde habité par ma belle princesse.

DANS UN MONDE HABITE

Dans un monde habité par ma belle princesse
Je bâtis ce château, là-bas, près des moulins
Où le soleil revient déposer sa caresse.

Du coté de minuit tu laisseras mes mains
Visiter sans regret ton corps de Colombine
En faisant un arrêt sur le bout de tes seins.

Je cherche les secrets que cache mon ondine
Que me donne sa peau lorsqu’elle se blottit
Dans le creux de mes bras, en se disant câline

Le plaisir est le roi d’un royaume inédit.


LE PLAISIR EST LE ROI

Le plaisir est le roi d’un royaume inédit
Où la reine d’un soir, d’une allure féline,
S’installe dans nos bras, au fond de notre lit.

Un bel archer coquin à la flèche mutine
S’infiltre dans la nuit au cœur de nos ébats
Pour faire remonter un peu l’adrénaline.

Dans la course aux émois nous sommes des soldats
Dans un duel à deux, armé par la tendresse
Attisant le désir au cours de nos débats

Où règnent sans regret le rêve et la caresse.

LE REVE ET LA CARESSE

Où règnent sans regret le rêve et la caresse
L’amour se fait un nid pour signer des contrats
Sans faire pour demain une fausse promesse.

Il s’invite des fois sous la blancheur des draps
L’espace d’un instant dans le fond d’une couche
Pour réveiller l’ardeur de tendres pugilats.

Il viendra par endroit tenter une escarmouche
Pour toucher de son doigt ce beau rêve interdit
Quand un baiser s’en vient se poser sur sa bouche

Dans ses bras langoureux je goûte à l’infini.

JE GOUTE A L’INFINI

Dans ses bras langoureux je goute à l’infini
Lorsque son corps brûlant dans notre lit me touche
Pour donner au présent un chemin sans ennui.

Le désir voyageur quelque part l’effarouche
Quand il accoste un soir sur les bords de sa peau
Caressant de la main sa beauté sur la couche.

Pour offrir à l’amour un tout dernier tableau
Sur la toile je vais tenter une aventure
En dessinant mes vers à la plume, au pinceau

J’aimerai par des mots conter en écriture…

JC BLONDEL

merci stell
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la ronde de terza+2 rondes en exemple
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