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 Le Ricochet

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Khris Anthelme
Apécien
Apécien
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Masculin Nombre de messages : 7546
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Date d'inscription : 06/12/2009

MessageSujet: Le Ricochet   Jeu 3 Fév - 18:27

Répit



Je me savais le coeur coupable de grisaille
Inondant de regrets un corps qui le tenaille !
Son silence criant de tristesse envahi,
Tambourinant le jour pour explorer la nuit,
Je me savais le coeur coupable de grisaille
Inondant de regrets un corps qui le tenaille !
Année après année, il s’inonde, trahi,
Quand le monde se fripe, il se meurt, se pétrit,
Je me savais le coeur coupable de grisaille
Inondant de regrets un corps qui le tenaille !


Il n’égare l’espoir quand le ciel s’obscurcit,
Lui seul sait, que l’aurore instaure son répit,
Que toujours, un soleil lèvera la grisaille,
Que la chaleur d’un soir livrera sa bataille,
Il n’égare l’espoir quand le ciel s’obscurcit,
Lui seul sait, que l’aurore instaure son répit,
Et même si parfois, son sang blessé tressaille
De colère, écoutant le glas et la mitraille,
Il n’égare l’espoir quand le ciel s’obscurcit,
Lui seul sait, que l’aurore instaure son répit.




Ne te retourne pas !



Sèche ta plume et prends ton vol ma belle,
L’azur est loin, vois, le ciel se craquelle,
Porte un regard aiguisé sur le vent
Et ne reviens au pays qu’en rêvant.
Sèche ta plume et prends ton vol ma belle,
L’azur est loin, vois, le ciel se craquelle.
Tu crains l’orage et ce monde savant,
Alors, fuis, sors du chemin éprouvant,
Sèche ta plume et prends ton vol ma belle,
L’azur est loin, vois, le ciel se craquelle.


Sur l’océan, ne te retourne pas,
Ton âme en pleurs pourrait servir d’appas
Aux matelots soutenant une peine
Dans l’eau d’un port en pissant leur bedaine.
Sur l’océan, ne te retourne pas,
Ton âme en pleurs pourrait servir d’appas,
Détends ton aile en survolant la plaine
Ferme les yeux tant la terre est vilaine.
Sur l’océan, ne te retourne pas,
Ton âme en pleurs pourrait servir d’appas.




Oracles



Qu’ai-je enlacé, secouant mes saisons
Pour ne sortir que cent vaines raisons ?
Ne m’apportant que méchantes absences
En longs sillons insufflés de silences,
Qu’ai-je enlacé, secouant mes saisons
Pour ne sortir que cent vaines raisons ?
Qui donc, me sert ces horribles sentences
Pour m’infliger du monde ses errances ?
Qu’ai-je enlacé, secouant mes saisons
Pour ne sortir que cent vaines raisons ?


Calme paraît cependant mon aurore,
Quand vient la nuit, pis est mon âme encore !
Serait-ce alors les oracles, les cieux
Qui par dédain m’ont fait rougir les yeux ?
Calme paraît cependant mon aurore,
Quand vient la nuit, pis est mon âme encore !
Moi qui souvent les soutiens de mon mieux
D’une tourmente au mors silencieux,
Calme paraît cependant mon aurore,
Quand vient la nuit, pis est mon âme encore !




Volupté



D’un heur séduit quand ton souri s’enlace
Aux creux des draps de ton lit, je rends grâce !
Prêt à céder mon âme et son pardon
A dieu qui t’a distribué ce don !
D’un heur séduit quand ton souri s’enlace
Aux creux des draps de ton lit, je rends grâce !
Je fais appel, j’implore cupidon,
Mon cœur se perd, le souffle à l’abandon,
D’un heur séduit quand ton souri s’enlace
Aux creux des draps de ton lit, je rends grâce !


Voyant ce rai clarifiant le jour
Qui se tamise au travers de l’ajour
Eclaboussant ton sein d’une rosace.
De cet attrait mon regard ne se lasse,
Voyant ce rai clarifiant le jour
Qui se tamise au travers de l’ajour
En poursuivant tes courbes qu’il embrasse.
Le jalousant, surpris par tant d’audace,
Voyant ce rai clarifiant le jour
Qui se tamise au travers de l’ajour.




Modèle



Vois, blanc est mon tableau, depuis trop longtemps nu,
Dame nature est morte au siècle parvenu !
Daignerais-tu ce soir servir mon aquarelle
Pour te croquer le corps tu serais mon modèle,
Vois, blanc est mon tableau, depuis trop longtemps nu,
Dame nature est morte au siècle parvenu !
Ton parfum, ton soupir, ton rire et ta dentelle
J’esquisserai, ton sein sous ta mèche rebelle,
Vois, blanc est mon tableau, depuis trop longtemps nu,
Dame nature est morte au siècle parvenu !


Même dans l’ombre, au clair d’une faible chandelle,
Ou les yeux emmurés, je te sais sensuelle
De courbes en rondeurs, ton être m’est connu
Tout autant que ton cœur au printemps obtenu.
Même dans l’ombre au clair d’une faible chandelle,
Ou les yeux emmurés, je te sais sensuelle
Sous le cil flamboyant de ton œil ingénu.
Offre moi ton accord bien qu’il soit saugrenu,
Même dans l’ombre au clair d’une faible chandelle,
Ou les yeux emmurés, je te sais sensuelle.




Jalousie



Muse fidèle, un détail me chagrine,
Quel est ce vers averti qui chemine
Pour ton amour me conter, me polir ?
Mais, voudrais-tu mon ardeur avilir ?
Muse fidèle, un détail me chagrine,
Quel est ce vers averti qui chemine ?
Mon cœur est pur, pourquoi le démolir,
J’ai tout le temps pour l’entendre pâlir !
Muse fidèle, un détail me chagrine,
Quel est ce vers averti qui chemine ?


Ta jalousie est ravissante à voir,
Mais, rien ne sert, aux traits de t’émouvoir,
Toi seule sais, le bon parler à lire,
Tu dis, j’écris, et mon verbe soupire !
Ta jalousie est ravissante à voir,
Mais, rien ne sert aux traits de t’émouvoir !
Ma plume épouse une rondeur, respire
Une argutie, et ton âme chavire !
Ta jalousie est ravissante à voir,
Mais, rien ne sert aux traits de t’émouvoir !




Enfant de la terre



Il était un fruit de la terre,
Pourtant, il n’a pas eu le droit à la prière,
Car par la foi de l’un, l’autre est béni de sang.
Faut-il croire en versant celui d’un innocent ?
Il était un fruit de la terre,
Pourtant, il n’a pas eu le droit à la prière,
Ô Père, dis ! Pourquoi ce combat incessant ?
Réponds-nous et dis leur, que toi seul est puissant.
Il était un fruit de la terre,
Pourtant, il n’a pas eu le droit à la prière !


Vois, l’homme se meurt en naissant,
Son aurore n’est qu’ombre au soleil blêmissant,
Guettant l’œil de la nuit, il sacrifie un frère,
Comme jadis a fait pour bâtir sa misère,
Vois, l’homme se meurt en naissant,
Son aurore n’est qu’ombre au soleil blêmissant.
Un pleur n’a de couleur que s’il devient austère,
Celui de tes enfants est rouge au cimetière,
Vois, l’homme se meurt en naissant,
Son aurore n’est qu’ombre au soleil blêmissant.




Souvenirs d’été



Pour ne plus m’égarer d’un moment d’âpreté,
Je me suis ressassé mes souvenirs d’été,
Me confortant l’esprit d’une saison chagrine
Mon âme replongeant dans l’onde cristalline,
Pour ne plus m’égarer d’un soleil d’âpreté
Je me suis ressassé mes souvenirs d’été
Qui couraient en riant autour de la piscine
M’éclaboussant le cœur d’une vie enfantine,
Pour ne plus m’égarer d’un soleil d’âpreté
Je me suis ressassé mes souvenirs d’été.


Pour vous revoir jouer, bondir du trampoline,
Me rappelant ce jour qu’un chagrin me dessine,
Mais, je me perds encor d’un regard attristé,
Mon sang se cherche et brûle à se voir chahuté,
Pour vous revoir jouer, bondir du trampoline,
Me rappelant ce jour qu’un chagrin me dessine.
L’hiver a son langage au vent orienté,
Alors, sur ma raison mon œil s’est reflété
Pour vous revoir jouer, bondir du trampoline,
Me rappelant ce jour qu’un chagrin me dessine.




Vocabulaire



Que sont brillants parmi notre vocabulaire
Ces verbes à foison nés de l’abécédaire !
Qui s’assemblent encor, l’écriture phrasant
Pour délier les traits, la langue bâtissant.
Que sont brillants parmi notre vocabulaire
Ces verbes à foison nés de l’abécédaire !
N’est-ce pas pour l’humain le plus sage présent
Des lèvres ou des yeux, qui se lègue en lisant.
Que sont brillants parmi notre vocabulaire
Ces verbes à foison nés de l’abécédaire !


Non assez satisfait, ses maux paraphrasant,
L’homme a vociféré de vils mots l’écrasant !
Pour souvent déformer et parfois se distraire,
Ou railler et meurtrir, s’en faisant un salaire,
Non assez satisfait, ses maux paraphrasant,
L’homme a vociféré de vils mots l’écrasant !
Mais, cette mauvaise arme harangua son calvaire,
Vers lui se retourna, devenant arbitraire.
Non assez satisfait, ses maux paraphrasant,
L’homme a vociféré de vils mots l’écrasant !




Une odeur de jasmin



Plume, quel est ce trait, qui me fait me méprendre
Me léguant une rime afin de me surprendre ?
Me permettre en douceur de caresser un sein,
D’achalander mon vers, d’honorer mon dessein,
Plume, quel est ce trait qui me fait me méprendre
Me léguant une rime afin de me surprendre ?
Tu te glisses, sensible au doux miel d’un essaim,
Alors, j’enlace une âme au creux d’un traversin !
Plume, quel est ce trait, qui me fait me méprendre
Me léguant une rime afin de me surprendre ?


Quand, ta légèreté me conduit au chemin
D’un flanc, pour te l’écrire à l’odeur du jasmin,
Mon œil se satisfait explorant un méandre
Pour mon souffle à l’écrit ce parfum le répandre.
Quand, ta légèreté me conduit au chemin
D’un flanc, pour te l’écrire à l’odeur du jasmin,
Et, ce bien te l’offrir et te le faire entendre
Afin qu’il te résonne au soupir qu’il engendre
Quand, ta légèreté me conduit au chemin
D’un flanc, pour te l’écrire à l’odeur du jasmin.




Rêveur



La nuit aurait dit-on, le pouvoir de conseil
Pour qui s’endort le soir d’un paisible sommeil,
Moi, même sans pénombre, une crainte m’agite,
Je suis un grand rêveur et le jour je milite,
La nuit aurait dit-on, le pouvoir de conseil
Pour qui s’endort le soir d’un paisible sommeil,
Mais une obscurité parfois me rend visite
Avant le crépuscule, affûté, je cogite,
La nuit aurait dit-on, le pouvoir de conseil
Pour qui s’endort le soir d’un paisible sommeil.


Ma vie étant, depuis mes saisons qu’elle ébruite,
Je sème mon chemin d’une pierre azurite
Afin qu’il se façonne aux faisceaux du soleil
Et qu’un scintillement me guide dès l’éveil.
Ma vie étant, depuis mes saisons qu’elle ébruite,
Je sème mon chemin d’une pierre azurite,
Pour qu’elle l’illumine et d’un rai sans pareil
Quand surviendra la faux me chatouiller l’orteil,
Ma vie étant, depuis mes saisons qu’elle ébruite,
Je sème mon chemin d’une pierre azurite.




Mont Blanc



L’azur était parfait libérant l’apogée,
En ouvrant les volets sur la cime enneigée,
Mon regard se fixa, scrutant la chaîne, atteint
Par autant de beauté, savourant ce festin.
L’azur était parfait libérant l’apogée,
En ouvrant les volets sur la cime enneigée,
A mon oeil étalant ses maillons du matin
D’aiguilles en tétons d’un éclat argentin.
L’azur était parfait libérant l’apogée,
En ouvrant les volets sur la cime enneigée.


Il se détachait, maître, étayant un mont blanc
Au zénith et les pics appuyés sur son flanc
Relevaient sa splendeur des lustres érigée,
Supportant la sublime altitude ouvragée.
Il se détachait, maître, étayant un mont blanc
Au zénith et les pics appuyés sur son flanc.
Mon souffle était sans voix à ma vue aspergée,
Tant mon âme insistante au faîte fut plongée,
Il se détachait, maître, étayant un mont blanc
Au zénith et les pics appuyés sur son flanc.




Attente



Ô, Longue est l’ignorance et pénible est l’attente,
Sa muse est égarée ou sa plume est absente ?
Mais où se sont celés les bouquets de ses mots ?
Ceux labourés, versés, les puisant de ces maux.
Ô, Longue est l’ignorance et pénible est l’attente,
Sa muse est égarée ou sa plume est absente ?
Celle trempée à l’encre égayant ses émaux,
Arrosant de son puits les traits de ses rameaux,
Ô, Longue est l’ignorance et pénible est l’attente,
Sa muse est égarée ou sa plume est absente ?


Il se peut, qu’il recherche un vers d’effets nouveaux
Pour chanter le printemps, fleurir les caniveaux !
Impatient de lire à l’envol l’hirondelle
Lui fournir sur l’aurore une onde qui ruisselle,
Il se peut, qu’il recherche un vers d’effets nouveaux
Pour chanter le printemps, fleurir les caniveaux !
Ou, réfléchir le soir sur ma rime rebelle
S’éclairant le regard au feu d’une chandelle,
Il se peut, qu’il recherche un vers d’effets nouveaux
Pour chanter le printemps, fleurir les caniveaux !




Mes amis poètes



Je les ai lus, relus, repu page après page,
Trait par trait il est vrai, découvrant chaque image,
Absorbé de vos vers riches en arguments,
Et, que se fussent ceux des océans déments,
Je les ai lus, relus, repu page après page,
Trait par trait il est vrai, découvrant chaque image,
Même ceux s’embrassant comme de vieux amants,
Ceux serrant une mère avec leurs pincements,
Je les ai lus, relus, repu page après page,
Trait par trait il est vrai, découvrant chaque image,


De l’art, je me suis dis, prisant à me griser,
Vois, comme est beau savoir, dire et poétiser !
Sur les traces d’antan pour un meilleur cépage,
En rimant le pré vert moissonnant son courage,
De l’art, je me suis dis, prisant à me griser,
Vois, comme est beau savoir, dire et poétiser !
Quand une poésie est faite de partage
Votre univers ne peut qu’être fier, qu’être sage,
De l’art, je me suis dis, prisant à me griser,
Vois, comme est beau savoir, dire et poétiser !




Carpe Diem



La vie est obligée aux chemins se croisant,
Mais le plus favorable à l’homme est le présent !
Pourquoi me prévoirai-je un futur insondable,
Puisqu’il se pourrait bien qu’il ne soit qu’une fable ?
La vie est obligée aux chemins se croisant,
Mais le plus favorable à l’homme est le présent,
Le passé fait-il vivre à lécher une table
Afin d’y recueillir une miette immangeable ?
La vie est obligée aux chemins se croisant,
Mais le plus favorable à l’homme est le présent !


N’y voyez d’autre aspect qu’un fond de ma pensée,
Chacun la suit, la meurt, comme il veut, trop pressée !
Je fais de la nature un sillon de l’instant,
Vivant ses lois, ouvert à son soleil distant,
N’y voyez d’autre aspect qu’un fond de ma pensée,
Chacun la suit, la meurt, comme il veut, trop pressée !
La terre me nourrit d’espoir le palpitant,
Un ru sait m’apaiser de son flot chuchotant.
N’y voyez d’autre aspect qu’un fond de ma pensée,
Chacun la suit, la meurt, comme il veut, trop pressée !




L’immensité



Malgré notre savoir, on ne sait qu’une chose,
Nul ne peut revenir sur la seconde éclose !
Sans pour cela se voir renversé de l’échec,
Simplement y penser, pour nous clouer le bec,
Malgré notre savoir, on ne sait qu’une chose,
Nul ne peut revenir sur la seconde éclose !
Alors, l’œil sur le jour, pourrait être moins sec
Mesurant son étoile en unité parsec.
Malgré notre savoir, on ne sait qu’une chose,
Nul ne peut revenir sur la seconde éclose !


Révélé de faiblesse et bien plus qu’un aveu
L’homme se cherchera, bien plus fin qu’un cheveu !
Ne criant son pouvoir que dans la déchéance
Face contre sa terre et l’univers immense.
Révélé de faiblesse et bien plus qu’un aveu
L’homme se cherchera, bien plus fin qu’un cheveu !
Eteignant sa lumière, hurlant à l’indulgence
Pour saisir une issue, une nouvelle chance,
Révélé de faiblesse et bien plus qu’un aveu
L’homme se cherchera, bien plus fin qu’un cheveu !




Le désir



Tout un chacun détient ses aspirations,
Richesse, amour, santé, joie et leurs options !
En quête du piquant, saisi du désirable,
Cherchant à réunir l’utile et l’agréable,
Tout un chacun détient ses aspirations,
Richesse, amour, santé, joie et leurs options !
Hésitant ou distant d’un bien inestimable,
Au devant d’un parfum, d’une âme remarquable,
Tout un chacun détient ses aspirations,
Richesse, amour, santé, joie et leurs options !

Parfois, dans notre esprit un grand doute s’attable,
Ne laissant que remord cruel et regrettable !
Sans foi ni verbe, ou peur de croire à son attrait,
Alors qu’il ne suffit que d’ouïr l’intérêt,
Parfois, dans notre esprit un grand doute s’attable,
Ne laissant que remord cruel et regrettable !
Souffrons notre désir et sans aucun retrait
Pour ne périr défait du bonheur qu’il feutrait !
Parfois, dans notre esprit un grand doute s’attable,
Ne laissant que remord cruel et regrettable !




Souvenirs, pour Emilie



Je t’ai connu gamin briguant chaque saison,
Chacun sur son chemin traçant notre horizon,
Quand je croisais le fer, tu lissais la truelle,
Mais tu t’es fais la malle, ô l’absence est cruelle,
Je t’ai connu gamin briguant chaque saison,
Chacun sur son chemin traçant notre horizon.
Ton œuvre s’imprégnait, divine et manuelle
Bâtie au gré des ans, l’âme perpétuelle,
Je t’ai connu gamin briguant chaque saison,
Chacun sur son chemin traçant notre horizon.

Me laissant au rappel ta petite Emilie
Pour ôter de mes traits une mélancolie,
Et m’ouvrir ton regard, éclairer ma raison
De ses mots, de son cœur réchauffant un frisson,
Me laissant au rappel ta petite Emilie
Pour ôter de mes traits une mélancolie,
Alors j’ai vu, les cieux maintenir l’étançon
De nos bons souvenirs, étayer la moisson,
Me laissant au rappel ta petite Emilie
Pour ôter de mes traits une mélancolie.




Langueur



Je me sens assombri reluquant ma voilure,
A gémir, à jurer, maudissant la nature !
L’œil rivé, doigts crispés, révisant mes brouillons,
Le ris défait, chassant l’aigreur de mes sillons,
Je me sens assombri reluquant ma voilure,
A gémir, à jurer, maudissant la nature !
Repoussant mes hivers en priant mes haillons
Le sein de me cloîtrer pour fuir les tourbillons,
Je me sens assombri reluquant ma voilure,
A gémir, à jurer, maudissant la nature !

Las, de ne voir la rose étreindre un papillon,
De n’ouïr dans mon pré le refrain du grillon,
Du froid me labourer le coeur d’une morsure,
De me dessécher l’âme au vent qui me ceinture.
Las, de ne voir la rose éteindre un papillon,
De n’ouïr dans mon pré le refrain du grillon.
Car un bât me meurtrit, me pèse l’encolure,
Me chagrine l’esprit et le sang me triture,
Las, de ne voir la rose éteindre un papillon,
De n’ouïr dans mon pré le refrain du grillon.

Mais, quel est ce fardeau qui me perce l’armure,
Le jour est-il trop bas pour crever d’aventure,
Ou vide l’océan sur mon trait d’horizon
Pour ma vie émerger d’un sort en floraison ?
Mais, quel est ce fardeau qui me perce l’armure,
Le jour est-il trop bas pour crever d’aventure ?
Pourtant, je les aimais ces instants de saison,
Et mon regard croulait sous cette cargaison.
Mais, quel est ce fardeau qui me perce l’armure,
Le jour est-il trop bas pour crever d’aventure ?

A pourchasser la rime éclairé d’un tison
Afin d’attendre un rai réchauffer mon frisson !
Faudrait-il, m’effacer devant la forfaiture
Et voir mon vers périr, nourri de moisissure ?
A pourchasser la rime éclairé d’un tison
Afin d’attendre un rai réchauffer mon frisson !
Serais-je condamné par cette époque obscure
Qui me damne et m’ennuie à souffrir sa blessure,
A pourchasser la rime éclairé d’un tison
Afin d’attendre un rai réchauffer mon frisson ?

Vaincu, je me console au feu d’une échancrure,
Lisant ses yeux de braise animant cet augure !
Ramenant à l’ouvrage une conjugaison
Pour me bénir sur l’heure un ciel de guérison,
Vaincu, je me console au feu d’une échancrure,
Lisant ses yeux de braise animant cet augure !
D’aise lui susurrant un verbe polisson
Et me remettre en paix de la défeuillaison.
Vaincu, je me console au feu d’une échancrure,
Lisant ses yeux de braise animant cet augure !




Esprit solitaire



Je capture un silence envahi d’une paix,
Je regarde, soupire et des cieux me repais !
Eloigné des cités dont les cris de la terre
Etouffent les raisons d’un esprit solitaire.
Je frémis d’un silence envahi d’une paix,
Je regarde, soupire et des cieux me repais
Pour m’entrouvrir un monde, éclaircir la chimère
Qu’une aurore étayait, saisissant l’éphémère,
Je capture un silence envahi d’une paix,
Je regarde, soupire et des cieux me repais !

Pour me voir savourer un présent d’ordinaire
M’approchant le regard d’un fastueux repaire,
Plus je lève les yeux, mieux je me satisfais,
Boudant l’illusion, déviant son accès,
Pour me voir savourer un présent d’ordinaire
M’approchant le regard d’un fastueux repaire,
Et m'arracher d’un mors en effaçant ses traits
Comme un torrent déverse au fleuve ses souhaits,
Pour me voir savourer un présent d’ordinaire
M’approchant le regard d’un fastueux repaire.




Roi des écumeurs



Entendez-vous ce bruit, cet éclat qui me glace,
Je le guette et le sens, je le suis à la trace !
Ecrasant un trottoir déjà couvert de pleurs,
Il se gausse et parade en se jetant des fleurs,
Entendez-vous ce bruit, cet éclat qui me glace,
Je le guette et le sens, je le suis à la trace !
Mon flair ne se trahit reniflant ses erreurs,
Renâclant ce pillard, ce roi des écumeurs,
Entendez-vous ce bruit, cet éclat qui me glace,
Je le guette et le sens, je le suis à la trace !

Ô, ce que j’aimerais, lui mordre les valeurs,
Mais, je reste distant gêné par leurs odeurs
Qui carencent la dent de notre populace
De misère établie et du vent qu’il amasse,
Ô, ce que j’aimerais, lui mordre les valeurs,
Mais, je reste distant gêné par leurs odeurs !
Il peine de son verbe et ne tient plus en place,
Irait-il donc, jusqu’à revendre notre Alsace ?
Ô, ce que j’aimerais, lui mordre les valeurs,
Mais, je reste distant gêné par leurs odeurs !




Mortes saisons



Sur votre sein laissez-moi me poser ma tendre
Afin que votre coeur mon âme puisse entendre !
Avant que les frimas ne viennent s’en mêler,
Me glaçant à n’ouïr vos frissons s’écouler,
Sur votre sein laissez-moi me poser ma tendre
Afin que votre coeur mon âme puisse entendre,
Ses soupirs, son parfum, puisse encore inhaler.
Sur votre sein laissez-moi me poser ma tendre
Afin que votre coeur mon âme puisse entendre !


Voyez-vous nos saisons sur nos soirs détaler ?
A peine a-t-on le temps d’oser se dévoiler,
Que déjà l’aube habille un contour qu’elle engendre,
Peut-être est-ce pour mieux nous saisir, nous surprendre ?
Voyez-vous nos saisons sur nos soirs détaler ?
A peine a-t-on le temps d’oser se dévoiler,
Qu’un siècle passe, accourt ou renaît d’une cendre,
Pourrait-il notre souffle aider à la répandre ?
Voyez-vous nos saisons sur nos soirs détaler ?
A peine a-t-on le temps d’oser se dévoiler !
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