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 Rondelets

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Khris Anthelme
Apécien
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Masculin Nombre de messages : 7546
Age : 65
Date d'inscription : 06/12/2009

MessageSujet: Rondelets   Dim 2 Mai - 14:37



Deux âmes, la pluie !




Deux âmes, la pluie, un chagrin,
L’une, maudit ce vil tombeau
Creusé lors d’un dernier flambeau,
Créant une ombre un grand matin
D’averse, attristant son berceau
Dans le flot amer d’un tocsin.
Deux âmes, la pluie !

L’autre, emporte un pesant fardeau,
Celui qui lui rongea le frein,
Le laisser, face à son destin,
Seul, sur je ne sais quel radeau !
Deux âmes, la pluie !



Déclaration




Je me meurs, il est sûr ma Dame,
D’ardeur aussi droite et sincère
Que mon cœur saigne à sa prière,
Souffrez, brûlez comme il s’enflamme,
Osez, avant qu’il ne s’altère,
Epargnez cet horrible drame,
Je me meurs !

Soyez clémente envers mon âme,
Qui sombre et geint et s’accélère
A vous honorer, à vous plaire,
Hâtez-vous ! D’amour je me pâme,
Je me meurs !


Harmonie


Sa plume aux cieux s’en est allée
Du pennage d’une hirondelle,
Pour s’élancer à tire-d’aile
Sur la grande voûte étoilée,
Suppliant qu’on la lui cisèle
Et qu’elle demeure stylée
Sa plume aux cieux.

Et que sa gravure adulée
Rime en poésie éternelle,
Liant son art d’une dentelle
Afin qu’elle soit dévoilée
Sa plume aux cieux.


Le nautonier


Sans mot dire à l’instant qui l’a surpris
Entre firmament et flots s’émouvant.
Bercé sur une vague au guet d’avant
L’horizon d’un rai suspend son sursis,
D’où s’élèvent des pleurs mêlés au vent,
Montés de cet abysse aux creux noircis,
Sans mot dire,

Il lui tend un regard, en dévoilant
L’air tourmenté sa folle passion,
Crinière au grain et le front ruisselant
Pour affirmer leur coalition,
Sans mot dire.


Nature



Suffirait-il ? De tailler une plume
Pour faire de beaux vers,
A vouloir réciter tout l’univers,
Et redouter que la Terre s’enrhume
Traversant ses hivers,
Ou s’époumone à ce volcan qui fume,
Suffirait-il ?

Suffirait-il ? Pour tout versifier,
De poser une rime,
Sans comprendre ou nier ce qui l’anime,
Poétisant pour tout rectifier,
Suffirait-il ?


Le rimailleur


Adieu, charmante et paisible chimère,
Ma peine est pis encor
Que d’avoir égaré mon crayon d’or,
Que de me voir pourrir au cimetière
Les vers pour seul décor,
A m’embrouiller le grand abécédaire,
Adieu !

Pourquoi chercher à me cadenasser ?
Crois-tu que je m’amuse ?
Un rimailleur je suis sans toi ma muse,
Prends garde à toi, je sais où m’adresser,
Adieu !


Attention !



Elle demeure, obligeante invocation,
Ce grandissime essaim, qu’est l'estime engagée
Auprès d’une lointaine infortune infligée,
Ne visant que le mot civilisation,
Où la terre et la vie, ont l’âme déchargée,
L’esprit léger, où croît l’accord, par passion,
Elle demeure !

Capable de conduire une belle apogée,
Car survivra toujours l’honnête attention,
Afin de conserver l’humanisation
Quand le soleil se voile, où l’ombre est soulagée,
Elle demeure !

Souvenance florale


Grâce au Logos, d’avoir instruit la fleur,
Pour l’entendre et sentir son âme pure
Se donner au soleil qui la rassure
Et lui dire ce qu’elle a sur le cœur,
Avec audace offrant sa chamarrure
A celui qui l’a peint, son créateur,
Grâce au Logos !

Son sourire ouvre au jardin son enture
D’innocence et d’amour, léguant son heur,
Son doux parfum au frêle butineur,
Pour exhaler au printemps sa parure,
Grâce au Logos !


Nuit d’ébène



Quel désespoir, au chagrin de la lune
Qui se dérobe à l’aube d’un grand soir
Pour regagner en peine son boudoir,
Et laisser place à l’étoile opportune.
Mais diable ! Qui, brûlera la lagune ?
Qui veillera sur l’ancien manoir ?
Quel désespoir !

Ce sable éteint au sommet de la dune,
Et l’onde qui se perd dans son miroir !
Cette escarbille au trop faible bougeoir
Qui ne scintille et n’a de chance aucune !
Quel désespoir !

Ombre


Ô mes doux cieux, pourquoi, je n’aborde le soir
Pour ne versifier qu’horreur ou tragédie ?
Où se cache la fleur palpant ma poésie ?
Mon ruisseau semble avoir égaré son pouvoir,
Même le gai pinson ne sert sa litanie,
Et la bise ne vient murmurer son bonsoir,
Ô mes doux cieux ?

Pourtant, la belle ardeur comble encore ma vie,
Que devient mon soleil à laminer du noir ?
Aurais-je encore un peu de chance, un peu d’espoir ?
Et ne plus sentir cette ombre amère établie,
Ô mes doux cieux ?

Pour une âme en peine


Pourquoi ? Ce feu qui lui brûle la peau,
Les os, que cette dent cruelle ronge,
Où se déchaîne un chagrin qu’elle éponge,
A se gonfler l’océan de son eau.
Je voudrais tant, qu’il ne soit que mensonge
Ce vil destin resserrant son étau,
Pourquoi ?

Et cette mer, et le ciel qui la longe,
Et cette terre amère, et ce fléau
Je maudirai jusqu’à mon doux tombeau,
Sans trêve, au-delà de mon dernier songe,
Pourquoi ?


Pensée



L’immensité, c’est comme un vermisseau fébrile
Qui cesse de ramper, oubliant son néant
Bien plus Léger que l’air, voire insignifiant,
Qui darde une étincelle, autant qu’il est futile,
Et sans savoir pourquoi, ni comprendre comment,
Celle-ci, le propulse au point le plus subtile,
L’immensité !

Immensité, quel mot ! Doux et carillonnant,
Dès que je le prononce, il court et se faufile
Pénétrant ma pensée et me concède asile,
Moi son servile acteur, ce vers, escaladant
L’immensité !


Reflets



Les printemps, ont posé sur ton toit des sillons,
Les hivers, ont blanchi le chaume de ton faîte,
Ne reste pas assis sur cette branche abstraite
Que cet oeil dévisage et que tous nous scions
Pour conjurer le sort, qu’il ne batte en retraite
Vers la veule racine, alors, remercions
Les printemps !

Regarde ton reflet, distant de la défaite,
Les saisons ont vu croître a nouveau les scions
Pour qu’un bel ornement livre nos passions,
Et que la poésie au gré du temps, allaite
Les printemps !


Floraison



Comme une fleur bravant chaque saison,
Elle répand au timbre d’une rime,
Son élégance au verbe qui s’arrime
A sa pensée, et lui donne raison
De bousculer le chagrin qui l’anime,
Pour lui permettre encor la nouaison
Comme une fleur !

Son but est aussi droit que légitime,
Plus fort que l’acier du diapason,
Il lui tinte un accord, la floraison
Gracieuse au sommet d’un vers, sublime
Comme une fleur !


Illusion



Il l’espérait ce jour, cet ultime désir
A te manifester, mais il a ta réponse
Plus forte maintenant, ne valant pas une once,
Sauf un bien mauvais souvenir,
Une trace, ô nenni, pas même une semonce,
Ce mot, d’enfant, d’amour, d’espoir qui fait fléchir,
Il l’espérait !

A te voir le bercer sur ton sein, il renonce,
Sans cesse à vouloir croire, à rêver l’avenir,
Le cri lui réchauffer et ton souffle sentir,
Même de ta tombe il s’engonce,
Il l’espérait !


Individualisme



Parler oui ! Mais à qui ? Les murs n’ont pas d’oreille,
A quoi servirait-il, ce mot pour ne rien dire ?
Car même récité du doux son de la lyre
Le verbe n’est sincère et pur que s’il éveille
Le vide à son flacon, celui qu’on ne peut lire
Qu’en ôtant son bouchon, celant une merveille,
Parler oui ! Mais à qui ?

Parlons, mais sagement, pour un jardin construire
Comme fait à la fleur le papillon, l’abeille,
Le soleil surprenant la graine qui sommeille,
Sourions à la vie en obviant le pire,
Parler oui ! Mais à qui ?


The bee



As a boat which escapes on the sea
To float as a viel tree,
He lives proud the love to be free
For the humanity,
So risking his life on its nest of bee,
a little bit crazy,
As a boat !

His road was neither sure nor funny
On this raft wet, to see
The coast rocked under the wind, to be
A wave of loyalty,
As a boat !


Dernière édition par khris le Jeu 10 Juin - 17:17, édité 5 fois
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violette

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Féminin Nombre de messages : 1866
Age : 69
Date d'inscription : 24/02/2009

MessageSujet: Re: Rondelets   Dim 9 Mai - 13:58

superbe tes rondinets MERCI pour se beau partage :lol: :(((:
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Khris Anthelme
Apécien
Apécien
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Masculin Nombre de messages : 7546
Age : 65
Date d'inscription : 06/12/2009

MessageSujet: Re: Rondelets   Dim 9 Mai - 18:12

Merci chère Violette d'être passée les relire,

Bises
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MessageSujet: Re: Rondelets   

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Rondelets
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